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Ma poule est malade, quand consulter ?


Si vous observez régulièrement vos poules, vous savez que la poule en bonne santé est alerte, active pendant la journée et présente un plumage lisse, brillant, non souillé, et une crête rouge vif. A l’inverse si elle est malade, elle semble fatiguée et s’isole à l’écart du groupe. Elle reste immobile de longues périodes, « en tas », les plumes gonflées, la tête près du corps ou penchée avec le bec au sol. Bien sûr à ce stade, la consultation vétérinaire est indispensable ! Entre ces deux situations extrêmes, quelques particularités sont à connaître pour savoir quand consulter ?

Le motif de consultation le plus fréquent est le « picage ». Sachez que les poules établissent entre elles une hiérarchie linéaire : la poule dominante « pique » toutes les autres et chaque poule « pique » toutes les poules qui lui sont « inférieures » dans la hiérarchie. Une fois l’ordre de picage établi, Elles cohabitent plutôt bien si la conduite d’élevage est adaptée. Une nouvelle poule sera placée quelques jours dans un enclos grillagé séparé pour sécuriser la prise de contact avec le reste du groupe. Un picage persiste entre les poules parfois jusqu’au cannibalisme si l’alimentation est déséquilibrée ou l’environnement trop petit ou trop pauvre en vitamines. Des conseils d’élevages et des compléments alimentaires sont parfois nécessaires.

Ce qui n’est pas à confondre avec le caractère de nos poules « Péi » qui peuvent parfois être combatives et se blesser fortement. Il conviendra de les séparer dans des parcs où elles ne peuvent s’atteindre même à travers un grillage. Parfois elles se blessent très sévèrement hélas. Les plaies des poules sont à traiter en retirant les saletés (paille, terre, fientes…) qui s’y sont collées. Puis en désinfectant la zone avec un antiseptique dilué. Il convient de renouveler cet antiseptique jusqu’à guérison complète et de surveiller la cicatrisation. Si la plaie est trop béante, il est possible de faire poser des points de suture chez votre vétérinaire.

Et pour la perte des plumes ?

Chaque année les volailles muent, généralement vers le mois de Mars. La perte des plumes est parfois assez brutale, mais symétrique et dans un ordre fixe : tête et cou, poitrine, dos et abdomen, ailes et queue. Ce phénomène naturel ne doit pas être confondu avec une maladie, mais la poule est plus sensible aux affections pendant cette période.

Les pertes de plumes anormales (en trop grande quantité ou asymétrique), les lésions de la peau (pustules, rougeurs ou croutes) ont souvent une origine parasitaire (poux, gale), parfois infectieuses. Si ces affections sont traitées assez tôt avec des produits adaptés et ciblés, votre poule pourra être guérie. En cas de doute demandez conseil à votre vétérinaire

Aussi, en cas de diarrhée, les plumes autour du cloaque sont souillées et, bien sûr, les fientes sont anormales. La première cause est parasitaire (ascaridiose ou coccidiose) : le traitement médical est donné par voie orale et concernera toute les poules. Il convient de traiter rapidement si les oiseaux sont jeunes ou en contact avec des enfants.

Un autre trouble digestif à prendre en considération est la stase du jabot. Normalement, au réveil, le jabot des poules est vide. Un retard de vidange du jabot signale une obstruction de celui-ci, d’origine mécanique le plus souvent (présence d’un corps étranger). Une diète de 24 heures suffit parfois à lever l’obstruction, sinon il est impératif de le vidanger. La vie de la poule étant en danger, n’hésitez pas à consulter alors votre vétérinaire pour procéder à ce geste qui requiert un peu de technique.






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